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    Après le Grand Prix du roman de l'Académie française, l'écrivain américain Jonathan Littell obtient un deuxième prix littéraire pour "Les Bienveillantes". Ce livre a plusieurs particularités : critiqué récemment par certains, il est considéré par d'autres comme un chef d'œuvre alors même qu'il s'agit d'un premier roman. L'autre particularité est qu'on a affaire à un américain qui écrit en français et qui connaît bien la France d'où d'ailleurs le Goncourt. Troisième trait caractéristique lié à Littell : ce jeune écrivain n’a que faire des distinctions, il dit que cela n’a rien à voir avec la littérature et n’est pas allé chercher les honneurs auprès de ceux qui l’ont couvert d’éloges. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ; et même si l’on peut penser que les neuf cent pages du livre le mettent à distance d'une lectorat avide de textes courts et faciles, il s'est déjà vendu à deux cent mille exemplaires, ce qui est un vrai succès qui permet à  Littell, à 39 ans, d'accéder à une notoriété importante.  L’histoire se présente comme la confession d'un ancien officier SS, Max Aue, qui décrit sans remords les atrocités qu'il a commises sur le front de l'Est. Ce texte a provoqué donc l'enthousiasme de la quasi-totalité de la critique, mais aussi un début de polémique, sur les dangers de faire d'un nazi le héros d'une fiction littéraire.

 

     Pris de remords pour ne pas avoir évoqué la problématique de la peine de mort tout simplement s'agissant de Saddam dans mon article d'hier, je voudrais redire que comme Victor Hugo, j'affirme que là où subsiste la peine de mort, subsiste la barbarie. Et que j'aurais personnellement souhaité qu'il ne soit pas condamné à mort comme l'expriment les européens. Notre honneur d'être humains est de ne pas réagir comme des bêtes sous prétexte que cela est fait contre ceux qui ont agi comme des bêtes.

 

   Mahfouz me revient avec son excellent : "son excellence" que j'ai revu à la librairie " La Procure" à quelques pas de chez moi ( rue Laborde, Archéologue et Préfet de la Seine en 1830 : combien de Préfets-archéologues aujourd'hui ? Et 1830, année de l'invasion de l'Algérie par la France). « Son excellence » est le roman de l'ascension sociale à tout prix, une ascension qui ressemble à une vengeance sur la vie. mais comme toute vengeance, elle use l'individu et le rend  malheureux. Il nous interroge en définitive sur la nécessité de donner du sens à nos actions.

 

  

 

 

 

 

 

 

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