"L’Affirmative Action, mise en œuvre à la fin des années 1960 aux Etats-Unis sous l’impulsion du gouvernement républicain de Richard Nixon, vise à favoriser, par des politiques de traitement préférentiel, l’accès à l’emploi, l’attribution de marchés publics ou encore l’admission dans les Universités des membres de certains groupes ayant fait l’objet dans le passé, à des degrés divers, de pratiques discriminatoires juridiquement sanctionnées : les Noirs, les « Hispaniques », les descendants de populations autochtones (Native Americans), parfois les Asiatiques et les femmes. Aussi hétérogènes que puissent être ces groupes, ils ont tous en commun d’avoir été victimes de discrimination officielle, avalisée et sanctionnée."
"Cette politique naît dans un contexte de crise majeure, le déclenchement d’une série de vagues d’émeutes raciales entre juin 1964 et l’automne 1968 qui feront plus de 170 morts, 7 000 blessés et près de 40.000 arrestations. Le gouvernement fédéral prend alors conscience du risque que la marginalité socio-économique d’une partie de la jeunesse noire peut constituer pour l’ordre public. Face à ces incidents dramatiques, il prend des mesures immédiates et radicales qui ne feront pas l’objet de débats, mais auront pour principal objectif d’arrêter ces émeutes afin de rétablir l’ordre public."
En lisant ces lignes dur le site http://www.geopolitique.net, je me suis dit combien l'histoire peut être un éternel recommencement et si on parle aujourd'hui en France de la discrimination positive, même si des ténors de notre vie politique (Michèle Alliot-Marie et dominique De Villepin par exemple) disent qu'il n'y croient pas pour des raison qui me paraissent par ailleurs totalement obscures, c'est que les événements de l'automne dernier n'ont pas été une crise vaine pour notre pays, et qu'il y a vraiment, aujourd'hui en France, un processus semblable à ce qu'on a vu aux Etats-Unis, qui est susceptible de se mettre en place.
Il faut espérer néanmoins qu'il ne soit pas nécessaire d'en arriver jusqu'à des morts pour que la décision de changer de cap et de société soit réellement prise.
La discrimination à la française n'est évidemment pas "officielle" comme ce fut le cas aux Etats-Unis. Je ne vois pas comment elle pourrait, par ailleurs, l'être dans les années 2000. Et puis, les deux sociétés sont foncièrement différentes. Malgré cela, je dis clairement que je suis favorable à une discrimination positive type "affirmative-action" qui soit limitée dans le temps. J'ajoute que la situation actuelle n'évoluerait pas si cette mesure n'était pas prise rapidement.
J'ai participé hier à un débat sur les discriminations à la mairie du XVIIème de Paris. Il y avait là un maire d'un ville de Banlieue qui n'était le moins conscient de ce type de problèmes parmi tous les maires que j'ai rencontrés. Et pourtant, dans son discours, il n' y avait pas une once de nouveauté, pas un brin d'espoir qui pouvait faire penser que la situation évolue, que les mentalités changent. Non, ce maire resservait à l'assistance un discours trop habituel, scandaleux dans une certaine mesure, confondant immigrés et français issus de l'immigration, comportements et culture. Une bande de jeunes avec un peuple.... "la culture des antillais, c'est de mettre de la musique à trois heures du matin !" disait-il sans sourciller. Ce à quoi j'ai répondu : "Non, c'est Aimé Césaire et Patrick Chamoiseau.".
Cet homme est candidat aux éléctions législative de 2007, il est plutôt sympathique et plein de bonne volonté. Il est aussi très populaire dans sa ville. Cela m'a fait penser avec une certaine crainte à ce que pouvaient penser les maires des autres villes de France qui n'ont même pas ces qualités.
Je suis persuadé que tant qu'il n' y aura pas de renouvellement des têtes dans la vie publique, avec une forte présence des femmes et des minorités, rien ne changera.
La disrimination positive est pour la France une carte en or à jouer pour réaliser ce rapidement changemement nécessair. Il faut que les français de toutes origines, se lancent dans l'action politique et citoyenne. La France a besoin aussi d'eux pour changer de cap.
Le tournant de l'année qui suit doit être bien négocié, sinon...
P. S : Merci à Xatral (http://xatral.over-blog.com) pour ses gentils commentaires et le lien sur son blog. Nous avons plus que jamais besoin les uns des autres.
"Cette politique naît dans un contexte de crise majeure, le déclenchement d’une série de vagues d’émeutes raciales entre juin 1964 et l’automne 1968 qui feront plus de 170 morts, 7 000 blessés et près de 40.000 arrestations. Le gouvernement fédéral prend alors conscience du risque que la marginalité socio-économique d’une partie de la jeunesse noire peut constituer pour l’ordre public. Face à ces incidents dramatiques, il prend des mesures immédiates et radicales qui ne feront pas l’objet de débats, mais auront pour principal objectif d’arrêter ces émeutes afin de rétablir l’ordre public."
En lisant ces lignes dur le site http://www.geopolitique.net, je me suis dit combien l'histoire peut être un éternel recommencement et si on parle aujourd'hui en France de la discrimination positive, même si des ténors de notre vie politique (Michèle Alliot-Marie et dominique De Villepin par exemple) disent qu'il n'y croient pas pour des raison qui me paraissent par ailleurs totalement obscures, c'est que les événements de l'automne dernier n'ont pas été une crise vaine pour notre pays, et qu'il y a vraiment, aujourd'hui en France, un processus semblable à ce qu'on a vu aux Etats-Unis, qui est susceptible de se mettre en place.
Il faut espérer néanmoins qu'il ne soit pas nécessaire d'en arriver jusqu'à des morts pour que la décision de changer de cap et de société soit réellement prise.
La discrimination à la française n'est évidemment pas "officielle" comme ce fut le cas aux Etats-Unis. Je ne vois pas comment elle pourrait, par ailleurs, l'être dans les années 2000. Et puis, les deux sociétés sont foncièrement différentes. Malgré cela, je dis clairement que je suis favorable à une discrimination positive type "affirmative-action" qui soit limitée dans le temps. J'ajoute que la situation actuelle n'évoluerait pas si cette mesure n'était pas prise rapidement.
J'ai participé hier à un débat sur les discriminations à la mairie du XVIIème de Paris. Il y avait là un maire d'un ville de Banlieue qui n'était le moins conscient de ce type de problèmes parmi tous les maires que j'ai rencontrés. Et pourtant, dans son discours, il n' y avait pas une once de nouveauté, pas un brin d'espoir qui pouvait faire penser que la situation évolue, que les mentalités changent. Non, ce maire resservait à l'assistance un discours trop habituel, scandaleux dans une certaine mesure, confondant immigrés et français issus de l'immigration, comportements et culture. Une bande de jeunes avec un peuple.... "la culture des antillais, c'est de mettre de la musique à trois heures du matin !" disait-il sans sourciller. Ce à quoi j'ai répondu : "Non, c'est Aimé Césaire et Patrick Chamoiseau.".
Cet homme est candidat aux éléctions législative de 2007, il est plutôt sympathique et plein de bonne volonté. Il est aussi très populaire dans sa ville. Cela m'a fait penser avec une certaine crainte à ce que pouvaient penser les maires des autres villes de France qui n'ont même pas ces qualités.
Je suis persuadé que tant qu'il n' y aura pas de renouvellement des têtes dans la vie publique, avec une forte présence des femmes et des minorités, rien ne changera.
La disrimination positive est pour la France une carte en or à jouer pour réaliser ce rapidement changemement nécessair. Il faut que les français de toutes origines, se lancent dans l'action politique et citoyenne. La France a besoin aussi d'eux pour changer de cap.
Le tournant de l'année qui suit doit être bien négocié, sinon...
P. S : Merci à Xatral (http://xatral.over-blog.com) pour ses gentils commentaires et le lien sur son blog. Nous avons plus que jamais besoin les uns des autres.
Publicité