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      Chacun le sait aujourd'hui, nous le voyons confirmé tous les jours dans les constats faits par les enseignants des écoles, des collèges et des lycées, par les parents, par les policiers, par les personnes âgées isolées, par nous tous : nous sommes dans l'ère de "l'adulte vaincu". Cette notion a fait l'objet d'un colloque il y a trois ans au Rectorat de Versailles, qui s'adressait notamment aux personnels de direction des établissements de cette académie. L'adulte vaincu est cette mère de famille qui avoue ne pas savoir dire non à son petit ou ce père qui n'a jamais su orienter d'une manière ou d'une autre la vie de ses enfants ; c'est ce policier qui redoute de passer dans tel ou tel quartier ; c'est ce professeur qui va à son travail la peur au ventre, ne sachant pas ce qu'il y attend. Nous avons-là un problème grave qui est avant tout du au désengagement  parental face aux difficultés de l'existence (plus de solidarités, repli sur soi ou vie entre-soi..). Ce désengagement touche toutes les catégories sociales, de l'ouvrier au responsable politique de haut niveau en passant par le chef d'entreprise ou l'éboueur de la ville de Paris. Chacun a des raisons de ne pas s'occuper de ses enfants. Il se concrétise par un minimum de prise et donc d'autorité sur les enfants à l'intérieur du foyer familial. Par conséquent, dans la sphère publique, l'enfant devient incontrôlable. L'effet-parent se transpose à la vie dans le quartier, dans la ville, et avec les autres tout simplement. La notion d'autorité n'est pas accessible (ou elle l'est difficilement) à un jeune qui n'a pas su ce quelle représentait  chez lui. Elle se gagne par un investissment sincère et réel auprès de lui. Et c'est bien cet investissement qui existe de moins en moins. A défaut de faire grandir nos enfants, qui le font parfois avec nous, parfois "contre" nous, comme une plante et son tuteur,  certains ont trouvé la solution qui peut leur permettre de gagner la tranquillité avec les jeunes diablotins : la démagogie.


       Elle se pratique dans les foyers (ce qui les fait souvent exploser), dans les écoles, dans les universités, dans les  commissariats de police, dans les tribunaux. Tous les endroits où l'on traite au quotidien avec le jeune. Si vous résistez à cette déferlante, vous risquez d'avoir une étiquette de "méchant" et le jugement du jeune aujourd'hui est essentiel puisqu'il influence celui du "parent vaincu". La démagogie et l'arme du faible, celui qui ne sait pas affronter la réalité et qui zigzague en permanence avec l'application de la règle, avec l'intégrité et les principes. le démagogue ne cherche pas à changer la société, à la rendre meilleure pour le bien de tous ; il cherche à avoir le moins d'ennuis possibles et une tranquillité maximale. Alors, lorsqu'un élève manque de respect à un professeur dans un collège, le Principal-démagogue le reçoit dans son bureau et le calme gentiment. Il décide qu'il ne mérite pes tout de suite une sanction car sa mère est enrhumée et que sa grand-mère vient de mourir. Quand un policier est insulté par des jeunes dans la rue, le juge-démagogue entend le policier et lui suggère que c'est dans son attitude qu'il faut voir la faille. Quand un jeune vole au supermarché, le parent-démagogue conteste la garde-à-vue au commmissariat du quartier et invoque le droit des jeunes en présence de sonf fils.

     Le démagogue est nocif pour le jeune et pour la société. Le démagogue mériterait une sanction exemplaire pour les dégats qu'il occassionne. C'est lui le responsable de nos malheurs actuels mais encore plus de ceux qui vont venir. 
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Tag(s) : #général
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