"Cabaret", le musical de Bradway est aux Folies Bergères de Paris actuellement. C'est un spectacle célèbrissime qui fête ses quarante ans. Il est inspiré d'un livre de Christopher Isherwood qui s'intitule "Adieu à Berlin" publié en 1929 et réedité pour l'occasion*. Il est considéré comme l'un des plus grands romans anglais du XXème siècle. Il raconte le Berlin des années trente en proie à l'arrivée du nazisme. Une ville que l'auteur soupçonne d'avoir voulu rivaliser avec Paris en ces temps de chômage et de crise économique. La méfiance a disparu, l'effort de réfléchir sur son avenir aussi, c'est le temps des extrêmes puisqu'il fallait penser à survivre et si possible à s'amuser avec ce cabaret très réaliste dans le spectacle et qui est une forme de parabole de ce qu'a été toute la ville. Seul l'écrivain américain qui arrive à Berlin et qui vit avec tous les personnages tout en les observant, pressent la descente aux enfers et décide de quitter Berlin pour retourner aux Etats Unis avant le drame.
En ces temps d'incertitudes françaises, "Cabaret" est un divertissement qu'il faut considérer avec sérieux malgré toutes ces femmes à demi-nues qui le ponctuent. Il est l'un des derniers appels au peuple parisien (qui a les moyens de payer son billet d'entrée) à la réflexion. La dernière scène est tout à fait poignante : comme au début du spectacle, un des chanteurs-danseurs en manteau, maquillé ostensiblement, parle au public : "ici, on oublie ses soucis, ici, on s'amuse, ici tout est merveilleux, les filles sont merveilleuses et même l'orchestre est merveilleux !".
Soudain, il enlève son manteau et on découvre la tenue d'un déporté juif avec la fameuse étoile jaune bien en vue.
Que deviendrait la France si ce réveil que beaucoup appellent de leurs voeux ne se réalisait pas ?
* Editions Hachette Littératures.
En ces temps d'incertitudes françaises, "Cabaret" est un divertissement qu'il faut considérer avec sérieux malgré toutes ces femmes à demi-nues qui le ponctuent. Il est l'un des derniers appels au peuple parisien (qui a les moyens de payer son billet d'entrée) à la réflexion. La dernière scène est tout à fait poignante : comme au début du spectacle, un des chanteurs-danseurs en manteau, maquillé ostensiblement, parle au public : "ici, on oublie ses soucis, ici, on s'amuse, ici tout est merveilleux, les filles sont merveilleuses et même l'orchestre est merveilleux !".
Soudain, il enlève son manteau et on découvre la tenue d'un déporté juif avec la fameuse étoile jaune bien en vue.
Que deviendrait la France si ce réveil que beaucoup appellent de leurs voeux ne se réalisait pas ?
* Editions Hachette Littératures.
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